Les gateds-communities aux Etats-Unis 

 

 

 

 


  L’urbanisation effrénée que connaît le monde induit aujourd’hui des formes nouvelles de cloisonnement, de ségrégation. Un phénomène important apparaît depuis plusieurs années : l’augmentation des quartiers fermés (Gated communities). Ces ghettos de riches témoignent d’une ségrégation souhaitée par certaines couches de la population. C’est aux Etats-Unis que ce phénomène est apparu, même si aujourd’hui il est visible dans nombre de pays.

 

  Quels sont les facteurs qui expliquent l’apparition des quartiers fermés aux Etats-Unis ?

 

  Nous allons commencer par expliquer ce terme, puis, par le constat de l’augmentation de ces communautés, on questionnera les motivations à s’installer dans ces quartiers fermés, avant de finir par un aperçu de l’organisation interne de ces communautés.

 

I. Définition :

 

  Le terme de communauté fermée est une traduction de ‘ gated-communities ‘, terme qui désigne des quartiers résidentiels dont l’accès est contrôlé, et dans lesquels l’espace public  est privatisé. Leurs infrastructures de sécurité sont généralement des murs (ou grilles) et une entrée gardée, qui protégent l’accès. Généralement composé de classes aisées, on voit de plus en plus apparaître ce type de quartier pour des classes moyennes, en quête d’isolement, de tranquillité et de sécurité.

 

II. La prolifération des gated-communities :

 

 Aux Etats-Unis, on peut observer une augmentation des ghettos-dorés dits gated-communities. Ces ghettos sont des résidences pour les riches. Ces quartiers résidentiels sont fermés et gardés 24h/24, et fonctionnent selon des règlements contraignantes, où toute personne étrangère est considérée comme ‘inconnue’, donc passible de poursuites si elle s’introduit à l’intérieur, et où toute activités quotidienne est cloisonnée. Ils offrent un mode de vie fondé sur des loisirs divers et surveillés. On recense plus de 250 gated-communities aux Etats-Unis. Ces quartiers privés comptent jusqu’à 19000 habitants. Ces ghettos ont des processus de sélections divers fondés sur l’âge, l’appartenance ethnique, sociale, mais aussi religieuse. Aujourd’hui ce sont devenus des produits de consommation destinés aux classes moyennes et moyennes supérieurs, ils agissent comme de véritables gouvernements locaux et fonctionnent seuls.

 

Le texte ci-après montre la multiplication de ce type de quartier, l’exemple de Los Angeles est à ce titre très révélateur.

 

Los Angeles : ville touchée par le phénomène de « Gated Communities » :

 

Source : Manuel Hatier 2nde Géographie 2006

 

 

 

III. Les motivations à l’accès des ghettos :

 

  On peut remarquer la sortie de terre de ces résidences fermées en Afrique du sud, au Brésil ou encore au Mexique car ces pays subissent des conflits. Donc ces populations sont à la recherche de sécurité face à la violence des grandes villes et des guerres …  Les deux mots d’ordres des ghettos sont sécurité et tranquillité.  Les contrôles d’accès se sont  multipliés avec le renfort des digicodes. Enfin, les services de sécurité privés se distinguent d’un concierge par leurs privilèges : ils portent une arme et donnent à ces résidences parfois clôturées par des barbelés, l’aspect d’espaces militarisés.  

 

Les motivations à l’accès

 

Source : Manuel 2nde Hachette Géographie 2006

 

 

       La motivation principale est de se protéger contre le vol, les dégradations. Malgré tout, cela induit un cloisonnement qui fragmente les villes, isole ses habitants et rend opaque toutes relations entre groupes. C’est pour cela que de nombreux détracteurs critiquent ces nouvelles manières « d’habiter », car ils distendent le lien social et tendent à fragmenter la société.

 

 IV. Les détails intérieurs des communautés :

 

  Chaque quartier à la même architecture, ils sont séparés de leurs voisins par un mur.  Ces logements presque identiques partagent une piscine, un sauna, éventuellement un golf ou une plage en toute exclusivité. Il s’agit avant tout de lotissements, ce qui impliquent que le développeur se substitue à la collectivité locale pour construire sur des fonds privés les infrastructures de base : routes, lignes électriques, jardins, adduction d’eau… Se construisent aussi des services internes à la communauté : association de loisirs, écoles, services à domicile et commerces spécialisés. Ainsi la communauté devient une véritable enclave plus ou moins autonome. Tous ces détails sont visibles sur le plan ci-dessous.

 

Plan général de l’organisation d’un « Gated-Communities » :

 

Création personnelle

 

 

Conclusion :

 

  Ces communautés fermées exploitent et privilégient avant tout la sécurité et le calme recherchés par des populations qui sont de plus en plus nombreuses à adopter ce mode de vie. Beaucoup d’autres pays hormis les Etats-Unis décident d’en construirent, comme le Brésil ou bien l’Afrique du Sud. Les familles cherchent à s’éloigner de cette violence et décident donc d’aller dans ces lotissements privés et sécurisés, par des barbelés, des murs, des grilles, des caméras, des digicodes … Ces quartiers riches sont autonomes et souvent ont des aspects militaires mais rassurants. Ce phénomène semble se généraliser malgré les risques sociaux qu’il génère.

 

 

Annexes :

 

                                                         Annexe 1 : système de                      

                                                                      Sécurité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

                                     Annexe 2 : vidéo surveillance

 

 

 

 

 

Sites Internet :

 

http://www.csir.co.za/websource/ptl0002/docs/boutek/akani/2001/nov/images/gated01.jpg

http://www..com/images/rf-tr-graphic.jpg

www.buildnet.co.za

http://www.intertraffic.com/uploads/images/infologo/466.gif

http://dwp.bigplanet.com/southpointe/nss-folder/pictures/DCP01950.JPG

http://www.acquirecostarica.com/pinilla/images/golondrinas.jpg

 

 

 

 

                                                    Marine TOUTARD-JALADEAU.  2nde G7